Portrait

Né à Liège - Belgique - en pleine Deuxième Guerre mondiale, William Ancion se voit qualifié d’un prénom qui préfigurait déjà la victoire. Homme de consensus, voire de compromis, il partage ses études primaires entre école communale et école libre pour se voir ensuite confier aux bons Pères qui assurèrent sa formation secondaire.
Puni dès son plus jeune âge pour ses bavardages intempestifs, il prendra sa revanche en remportant le grand prix du tournoi d’éloquence du Collège Saint-Servais, puis celui du Centre de formation d’officiers de réserve. L’avenir du Congo belge - nous sommes en 1959 - et le lancement de la pilule contraceptive - nous sommes en 1966 - sont les thèmes de ses exploits oratoires.

Après un doctorat en droit à l’Université de Liège et une licence en sciences économiques à l’Université catholique de Louvain, William Ancion entame sa carrière professionnelle aux Services de Programmation de la Politique scientifique, alors sous la houlette du ministre Théo Lefebvre. Assurant le secrétariat du Conseil national de la Politique scientifique, il est désigné à 31 ans pour exercer la fonction, toute fraîchement créée, de représentant de l’Etat dans les Universités libres catholiques, mandat de Délégué du Gouvernement qu’il exercera plus de trente années.
C’est aussi à cet âge qu’il épouse Geneviève Hansoul avec laquelle il aura trois enfants, deux garçons et une fille. Quatre petits-enfants - tous des garçons - sont venus enrichir le patrimoine familial.

Imprégné de scoutisme, mouvement dans lequel il exercera des responsabilités régionales et nationales, après 5 années comme chef de troupe de la 80° Saint-Martin Liège - devenue 8° leader -, il est courtisé par le Parti social chrétien, à la recherche de jeunes recrues.

Elu conseiller communal de la Ville de Liège en 1971, il est régulièrement réélu en 1976, 1982, 1988, 1994, 2000.
Chef de file de son parti pour les élections de 1988, il réinstalle sa formation politique au pouvoir après 18 années d’opposition.
Désigné comme Premier échevin, Echevin des Finances et de l’Urbanisme, il se trouve confronté à trois défis de taille :

L’Histoire dira s’il a pu durablement combler les gouffres devant lesquels il s’est trouvé.
Ce qui est certain, c’est qu’après 15 années de présence au Collège des Bourgmestre et Echevins, il a réussi à user 4 bourgmestres (Edouard Close, Henri Schlitz, Jean-Maurice Dehousse et Willy Demeyer) et à se tailler une réputation d’homme inabordable, voire incorruptible !
Les exploits qu’il peut prétendre mettre à son actif sont aussi divers que risqués :

En pleine trajectoire municipale, William Ancion se voit happé en 1996 pour faire partie des Gouvernements de la Communauté française de Belgique et de la Région wallonne.
Propulsé au pied levé aux responsabilités de Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique, du Sport et des Relations internationales, dans deux Gouvernements distincts et devant deux Assemblées parlementaires, sans avoir jamais été parlementaire lui-même, il réussit en 3 années à mettre les étudiants de l’enseignement artistique dans la rue, à signer un accord de coopération avec la France, à réformer le financement des universités, à doubler les crédits consacrés à la recherche appliquée, à s’adjoindre Eddy Merckx comme conseiller de Cabinet, à se faire ovationner par la foule de Saint-Louis du Sénégal ou encore à se fâcher avec son chef de Gouvernement.
Exilé à Bruxelles, il n’oublie pas sa ville natale : rénovation du Conservatoire, création des premiers pôles d’excellence (spatial, métal), restauration d’infrastructures sportives : le stade du Standard pour l’Euro 2000, Naimette-Xhovémont, Country-hall….

Les élections régionales de 1999 renvoient son parti dans l’opposition.
Elu député régional, il ne peut décidément se faire à ce nouveau job et décide alors, en 2001, de regagner ses pénates liégeoises et de reprendre les responsabilités scabinales délaissées quattre ans plus tôt.

Soucieux de faire place à la génération montante et désireux de tenter une nouvelle expérience, il accepte, en septembre 2004, d’assurer la représentation diplomatique de la Communauté française et de la Région wallonne à Paris et en France.
Signataire de l’accord historique de coopération en la République française et la Communauté française de Belgique signé à Bruxelles 1999, il voit, dans cette nouvelle fonction, une occasion exceptionnelle de transcrire dans des projets et des actions concrètes les dispositions de cet Accord.
Après avoir installé la Délégation générale dans son nouveau bâtiment du Boulevard Saint-Germain et avoir fait de ce lieu le cadre de manifestations prestigieuses tant belges que françaises ou internationales, William Ancion a terminé sa mission à Paris le 31 août 2008 et regagné sa ville natale après 4 ans de vie parisienne.

Dès son retour à Liège, William Ancion désire mettre son expérience municipale au service des Pays en développement. L’Association internationale des Maires francophones créée par Jacques Chirac, alors Maire de Paris, lui confie des missions d’expert dans différents pays d’Afrique francophone : Burundi, Cameroun, Centrafrique, Congo Brazza, Côte d’Ivoire, République démocratique du Congo, Rwanda… tandis que la Cellule d’appui politologique de l’Université de Liège dont il est devenu collaborateur, l’associe à un programme ambitieux de sensibilisation à la décentralisation en RDC. Ce programme, étalé sur trois années, le conduira dans les chefs-lieux des 11 Provinces congolaises pour y participer à des séminaires de formation des responsables provinciaux et communaux.

Plus récemment, après avoir effectué deux missions exploratoires au Burundi, au Rwanda et en RDC, William Ancion a participé à la constitution d’une plateforme de concertation entre autorités locales dans la Région des Grands Lacs. Ce programme de pacification à l’échelon locale d’une région bouleversée par les conflits armés doit se concrétiser par des projets concrets de collaboration transfrontalière.

Marqué par son séjour à Paris et sa passion immodérée pour la France, William Ancion a créé à Liège en 2011 l'Alliance française de Liège, reconnue par la Fondation de l’Alliance française internationale. Au travers d’un programme varié de manifestations culturelles, l’Alliance de Liège entend valoriser les apports liégeois et wallons à la culture et à la langue françaises. Elle se veut aussi le point de ralliement des amis de la France.

La Région wallonne a souhaité faire de William Ancion le Président des Journées du Patrimoine. Ces Journées, fixées au deuxième week-end de septembre, permettent à un public nombreux et intéressé – plus de 400.000 visites en 2013 - de découvrir les joyaux tant prestigieux que plus modestes de notre patrimoine immobilier. Les Journées du Patrimoine de septembre 2014 - consacrées aux lieux de mémoire - seront inaugurées par le Prince Laurent et son épouse, la Princesse Claire.

Passionné de musique ancienne, William Ancion siège depuis avril 2009 au Conseil d’administration du Centre d’art vocal et de musique ancienne de Namur - cavema.

Membre du Rotary Club de Liège-Centre.

Citoyen d'Honneur de Liège et de Maastricht.

Membre effectif de l'Institut archéologique liégeois et membre de l'International Council on Monuments and Sites (ICOMOS).

Depuis novembre 2014, William Ancion est désigné membre des Monuments et Ensembles architecturaux de la Chambre régionale de la Commission royale des Monuments, Sites et Fouilles de la Région wallonne. Il siège également au Bureau.

William Ancion adore voyager, prendre un repas de bistrot avec des amis, écouter de la musique baroque, faire du vélo (avec assistance électrique !), fréquenter théâtres et cinémas, flâner à Maastricht, vivre à Paris... et surtout jouer au foot avec ses quatre petits-fils.